Un peu d'histoire : En 1673, Louis Jolliet et le père Marquette se rendent au Mississippi.¹
Étonnante étymologie

Certaines expressions sont couramment utilisées dans la langue familière sans qu'on en connaisse pour autant la signification d'origine. Savez-vous d'où viennent les expressions suivantes ?

Être plein aux as

Deux explications se livrent concurrence à propos de l'origine de cette expression : selon certains, elle serait issue de la formule « full aux as » relative au poker et désignerait un très beau jeu permettant au joueur de remporter beaucoup d'argent. Pour d'autres, elle remonterait à l'ère romaine. À cette époque, on était payé au moyen d'as (petites pièces de cuivre). Puisque le poids de la monnaie importait davantage que sa valeur intrinsèque, quand on recevait beaucoup d'as, que l'on en avait plein les poches, c'est donc que l'on était très riche.

Construire des châteaux en Espagne

Cette expression daterait de l'occupation de l'Espagne par les Maures au Moyen Âge. À cette époque, envisager la construction d'un château en Espagne relevait de la pure chimère, puisque les Maures l'auraient pris d’assaut !

Tomber dans les pommes

À l'origine, on ne tombait pas dans les pommes, mais dans les « pâmes », c'est-à-dire en pâmoison.

Avoir maille à partir

Cette expression ne fait pas allusion au tricot, comme on le croirait a priori. En vieux français, « partir » signifie « partager ». Une « maille » était quant à elle une pièce de monnaie qui valait la moitié d'un denier, lequel représentait le douzième d'un sou, c'est-à-dire pas grand-chose. Partager un montant d'argent aussi modeste était quasiment impossible, d'où le sens de l'expression « avoir maille à partir » avec quelqu'un ou quelque chose : « avoir un différend avec quelqu'un ou une difficulté avec quelque chose ».

À la queue leu leu

Autrefois, « leu » signifiait « loup ». Or, quand les loups attaquent une proie, ils se placent en file indienne, les uns derrière les autres. « À la queue leu leu » voudrait donc dire « À la queue du loup le loup ».

Remède de bonne femme

Il s'agit d'une déformation de l'expression latine bona fama, qui signifie de « bonne réputation ». Un « remède de bonne femme » serait donc un remède efficace, et non un remède de vieille campagnarde, comme l'expression française le laisse maintenant entendre.

Se mettre sur son trente et un

Cette expression viendrait du mot « trentain » qui désignait autrefois un drap à 30 fils d'excellente qualité. Avec le temps, « trentain » se serait transformé en « trente et un », mais l'expression garde toujours son sens de « mettre ses plus beaux habits ».

Un vieux de la vieille

Il s'agit d'une expression tronquée, puisque la formule d'origine est « un vieux de la vieille garde », en référence à la vieille garde impériale de Napoléon, les « Grognards », qui s'opposaient à la jeune garde.

 

 

SOURCES : NOM + COURRIEL : XXX ; DATE : XXX ; OBJET : XXX ; PIÈCES JOINTES : XXX
Date d'édition 2007-xx-xx

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NOTE¹ : Tiré du livre « Les grands détours de notre HISTOIRE »
de Québec-Canada par Gilles Proulx
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