Une autre fois. Une fois de trop. La Cour suprême du Canada vient encore une fois de débouter le Québec sur la question de la langue.
C’en est devenu une habitude.
Cette fois, même si elle reconnaît le droit du Québec à protéger sa langue, elle parle, de l’autre côté de son immense bouche, un autre langage. En substance, elle dit ceci : la situation de la langue française est fragile au Québec, mais les moyens pour la protéger sont hors de proportion. Elle indique que la loi 104 qui était venue colmater une brèche de la loi 101 est invalide. Du coup, elle appuie les tentatives des parents qui ne veulent pas que leurs enfants fréquentent l’école française, et qui utilisent les écoles « passerelles » pour y arriver. Essentiellement, une école « passerelle », c’est un établissement scolaire non subventionné, donc non soumis à la loi 101. En y inscrivant leurs enfants, ceux-ci peuvent, après y avoir fait un séjour à grands frais, s’inscrire en toute légalité à l’école anglaise publique. Autrement dit, la Cour suprême du Canada reconnaît le droit de parents fortunés à acheter leur laissez-passer pour l’école anglaise.
La Cour suprême du Canada va jusqu’à créer le concept de « parcours scolaire authentique » à partir duquel elle invite le gouvernement du Québec au cas par cas, chaque enfant requérant que l’on examine ce qui serait pour lui un parcours scolaire authentique. Du pain béni pour les avocats… et pour les juges de la Cour suprême.
Ce jugement met une chose en lumière : nous ne sommes pas capables en tant que Québécois « dans un Canada uni » de protéger notre langue correctement.
Vivement la souveraineté !
Source : Colligé sur le site de Camil Bouchard
Député de Vachon
2009-10-29
http://www.camilbouchard.info/