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Le général James Wolfe
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1759 - Wolfe débarque à Gaspé et Mont-Louis. Les troupes anglaises se font la main en prévision de la ville de Québec. Sa proclamation est inquiétante :
" Malheur aux Néo-Français s'ils persistent à prendre part à une dispute qui ne regarde que les deux couronnes ".
1759 - Les troupes de Wolfe débarquent sur la Côte de Beaupré. Ils incendient les villages, sous le regard atterré des habitants désarmés et impuissants à défendre leurs demeures.
Sur la côte sud, de Saint-Vallier à Lévis, d'autres soldats envahissent ces villages, placardent sur les portes des églises la Proclamation décrétant la chute de la Nouvelle-France. Ils pendent ceux qui protestent, dont le capitaine Nadeau de Saint-Michel, selon le capitaine d'escadron Knox qui écrivait dans son journal de campagne : " pour avoir essayé de soulever ses concitoyens contre nous ", lors de la conquête de la Nouvelle-France.
1759 - 9 juillet. Les Anglais lancent des bombes incendiaires et mettent le feu à plusieurs maisons de la basse ville de Québec et à l'église de Notre-Dame-des-Victoires. Occupation de la paroisse de l'Ange-Gardien.
1759 - Entre-temps, alors que le bombardement de Québec rapporte si peu de résultats, Murray en colère par l'échec momentané que lui inflige Montcalm incendie les faubourgs de Saint-Roch et de la Potasse.
Du côté de Wolfe, il donne tout le pays à ses soldats. Ceux-ci brûlent les paroisses de l'île d'Orléans, toutes celles de la côte nord depuis l'Ange-Gardien jusqu'à la baie Saint-Paul, et celles de la côte sud depuis l'Isle jusqu'à la Rivière Ouelle. C'est un massacre complet. Les Rangers, coureurs de bois américain que commande le major Rogers, tiennent à rapporter des chevelures françaises. Un officier américain se signale par sa fureur sanguinaire : c'est le capitaine Montgomery, un futur lieutenant de Washington.
Murray ne fait pas la guerre plus humainement que Wolfe. Lui aussi refuse aux Canadiens le droit de défendre leur patrie. À chaque fois qu'il rencontre une maison abandonnée par l'homme qui sert la milice, il la détruit. Par ses ordres Lord Rollo, qui a déjà passé au feu l'île Saint-Jean, récidive son exploit à Sorel.
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Le marquis de Montcalm
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1759 - 12 juillet. Début des bombardements contre Québec : la ville sera bombardée jour et nuit sans relâche pendant deux mois. Le 24 juillet, on évalue à 15 000 le nombre de bombes lancées contre Québec, le bombardement de la population de Québec dure 68 jours. Ramezay capitule, la haute ville est à demi détruite, la basse ville complètement, une foule affamée et en loques voit l'envahisseur Anglais victorieux.
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| La mort de Wolfe |
1760 - Août. Murray veut arriver le premier à Montréal, pour ravir à Amherst l'honneur de la reddition, de la même façon que Wolfe, il va brûler les maisons, granges, étables et dépendances des habitants absents de chez eux.
Le bas de la paroisse de Sorel est rasé par les flammes. Le dernier jour d'août, l'Ile-aux-Noix a été évacuée.
1760 - Septembre. Capitulation de Montréal et de ce fait même, la reddition de tout le pays. Trois ans plus tard, le 10 février 1763, le traité de Paris ratifie la situation de fait créée par la défaite des soldats et miliciens de Montcalm et de Vaudreuil aux mains de l'envahisseur britannique.
Le territoire de la Nouvelle-France qui comprend les provinces suivantes : l'Acadie, le Canada, la Louisiane (cession au profit des Espagnols), la Nouvelle-Orléans et l'Ohio deviennent des colonies Britanniques.
Toutes les frontières des provinces de la Nouvelle-France sont annexées aux 13 colonies britanniques américaines, le Canada de la Nouvelle-France deviendra la " Province of Quebeck ".
1760 - La Nouvelle-France devient une colonie britannique, à la suite de la guerre de Québec sur les plaines d'Abraham et de la reddition de Montréal devant les demandes pressantes de la population de Montréal.
C'est le début d'une longue histoire de trahison et d'injustice entre les Anglais et les Néo-Français appelés " Canayens ", à qui l'on vient d'enlever le nom La Nouvelle-France du territoire.
1761 - Plus aucun livre scolaire en français, ils sont proscrits.
1763 - " Royal Proclamation " : Proclamation royale par décret britannique, le territoire du Québec est réduit à un petit rectangle autour de la vallée du Saint-Laurent. La proclamation royale abolit les institutions politiques françaises.
C'est ainsi que les habitants de ce territoire verront le " Common Law " remplacer le droit français et le serment du Test oblige un Catholique à renier sa foi pour assumer des fonctions administratives. À cette époque, une majorité de catholiques peuple la Nouvelle-France. Les gouverneurs reçoivent aussi un ordre : assimiler les Québécois aux Anglais.
On veut que le Québec change de langues de lois et de coutumes. Bref, on veut changer l'identité de nos ancêtres, qui ont pourtant construit, bâtit et défriché ce pays.
La " Royal Proclamation " prévoit de remplacer le Code civil français par la " British Common Law ".Toutefois, le Gouverneur Murray juge la chose impossible en pratique. La livre sterling devient la monnaie officielle, mais il n'est pas rare de voir les Canayens ou les Anglais transiger en argent provincial de la Nova-Scotia, en dollars américains, en dollars espagnols et en pièces d'or américaines.
Le territoire de ce fait change de nom. La Nouvelle-France s'appelle désormais " Province of Quebeck ".
1763 - Le chef amérindien Pontiac tente une rébellion contre le pouvoir anglais en Amérique. Il réussit pratiquement, mais devant l'inaction de la France pour obtenir des renforts, il se résolut à signer un accord de paix, non sans rappeler ces faits dans une déclaration, avant la signature : " La conquête des forts français ne donne pas à l'Angleterre le droit de posséder le territoire et de le coloniser à sa guise.
Les Français étaient venus vivre parmi les Amérindiens en frères et non pas en seigneurs ; la France ne nous a jamais conquis et n'a jamais acheté nos terres, celles-ci nous reviennent de plein droit. "
La paix fut signée en présence des Ottawa, des Ojibwas, des Hurons et des Potawatomis.
1766 - Les premiers à profiter de la conquête sont les commerçants anglais et américains qui prennent le contrôle de toute l'activité économique. La bourgeoisie Néo-Française ayant quitté le Québec, le premier gouverneur britannique, James Murray, n'apprécie pas ces individus qu'il juge être la plus immorale collection d'individus qu'il ait connue.
Il écrit encore : " Rien ne pourra satisfaire les fanatiques déréglés qui font le commerce hormis l'expulsion des Canadiens, qui constituent la race la plus brave et la meilleure du globe peut-être. "
1766 - Retour du premier évêque catholique Monseigneur Briand, son but est de prêcher la soumission du peuple canadien aux nouvelles autorités britanniques.
1770 - Montréal, Québec et Trois-Rivières se voient refuser le droit d'embaucher six professeurs de France pouvant enseigner les hautes sciences.
1774 - " Quebec Act " : Acte de Québec. De peur que le Québec ne vienne en aide aux révolutionnaires américains, les Anglais tentent d'acheter la population du Québec et l'église Catholique en leurs offrants des concessions (suppression du serment du test). Ce plan ne réussira qu'à moitié.
1774 - Les Américains sont outrés que l'Angleterre permette aux Québécois de garder leur religion. Pour cette raison et en réaction à des taxes jugées excessives, les Américains s'embarquent dans un conflit avec la couronne britannique qui les mènera à l'indépendance des 13 colonies américaines.
Ils tentent de convaincre les Québécois de se joindre à eux alors que le clergé prend position pour l'Angleterre dans le meilleur de ses intérêts.